Ancêtre du taureau domestique, l’aurochs est apparu il y a environ 2 millions d’années et s’est éteint au XVIIème siècle, victime de la chasse et de la déforestation.
Au XXème siècle, des scientifiques ont tenté de « recréer » cet animal par des croisements génétiques entre différentes races de bovidés, aboutissant à l’aurochs « reconstitué », appelé également « néo aurochs » ou « aurochs de Heck ». Bien que cette race soit très proche de son ancêtre, elle constitue une nouvelle race de bovidés à part entière. Autant dire que l’animal ne laisse pas indifférent, de par la couleur brun-roux de sa robe, sa hauteur (pouvant atteindre les 1,80 m), son poids (de 500 à 850 kg) et ses cornes impressionnantes…
Par son caractère rustique et sa capacité de défrichement, l’aurochs « reconstitué » participe à l’entretien des espaces naturels et valorise certains milieux difficiles.
L’aurochs a, depuis toujours, fasciné les hommes. Déjà chassé à la Préhistoire, on le trouve représenté sur les parois des grottes de Lascaux. Domestiqué dès le Néolithique, il était alors élevé pour son lait, sa viande, sa peau et employé pour sa force. Considéré comme un animal sacré par de nombreuses civilisations antiques, il fut longtemps un symbole de force et de fertilité. Au Moyen Age, enfin, ce prestigieux gibier était réservé aux chasses royales.